Les images de la révolte lycéenne (blocages, incendies de poubelles et autres, affrontements avec la police) ont déjà fait le tour du monde. Partie des quartiers populaires de la banlieue parisienne, cette révolte inattendue et spontanée s’est propagée en quelques jours à l’ensemble du pays touchant la plupart des lycées des grandes agglomérations mais aussi ceux de villes plus modestes. À l'heure actuelle (mi-octobre), près d'un tiers des lycées ont été touchés par la révolte depuis le début du mouvement. Depuis lors, la contestation s'est étendue aux universités et a inspiré des lycéens en Belgique et en Italie, qui s'identifient à ses revendications.
État totalitaire et autoritaire, contrôle total, censure des médias, abolition des soi-disant « droits fondamentaux démocratiques » et de la liberté d’expression, interdictions d’exercer certaines professions, répression contre les opposants et destruction économique des moyens de subsistance – tout cela constitue, pour les libéraux et la gauche bourgeoise (qui sont de fervents défenseurs des idéologies et des illusions démocratiques), les caractéristiques essentielles d’une société fasciste, à laquelle ils opposent leur propre démocratie.