En ce 1er mai, l'immense armée prolétarienne mondiale doit à nouveau opposer sa puissance de classe à la chaîne de tous les États bourgeois, impérialistes et bellicistes, et reprendre le contrôle de son destin, en se libérant de toute l'oppression idéologique, économique, sociale et politique de la bourgeoisie. Le 1er mai, le prolétariat qui parle toutes les langues doit opposer au nationalisme, étendard et supercherie brandis par les bourgeoisies les plus diverses dans leurs guerres impérialistes, le drapeau de sa propre unité de combat internationale.
Sous ce drapeau, dans ce rassemblement nécessaire, nous devons abolir les frontières nationales: face à la géographie des États impérialistes, réaffirmons la géographie qui ne connaît qu’une seule frontière infranchissable, celle de la classe.
Les événements qui se succèdent au Moyen-Orient ne nous ont certainement pas pris au dépourvu. Depuis toujours (même avant 1945, comme on peut le voir dans les pages de notre Prometeo, publié entre les deux guerres mondiales), nous avons désigné cette région comme l’une de celles où les contradictions capitalistes se font le plus sentir, explosant de manière de plus en plus fréquente et violente – comme ce fut le cas dans les Balkans autour de la Première Guerre mondiale. Une autre zone de tensions croissantes a pour épicentre l’Ukraine : on peut donc dire qu’une unique faille d’instabilité sociale et politique relie l’Europe au Moyen-Orient.