En ce 1er mai, l'immense armée prolétarienne mondiale doit à nouveau opposer sa puissance de classe à la chaîne de tous les États bourgeois, impérialistes et bellicistes, et reprendre le contrôle de son destin, en se libérant de toute l'oppression idéologique, économique, sociale et politique de la bourgeoisie. Le 1er mai, le prolétariat qui parle toutes les langues doit opposer au nationalisme, étendard et supercherie brandis par les bourgeoisies les plus diverses dans leurs guerres impérialistes, le drapeau de sa propre unité de combat internationale.
Sous ce drapeau, dans ce rassemblement nécessaire, nous devons abolir les frontières nationales: face à la géographie des États impérialistes, réaffirmons la géographie qui ne connaît qu’une seule frontière infranchissable, celle de la classe.
Dans son ouvrage L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine décrivait l’évolution du capitalisme vers l’impérialisme et fournissait également les outils théoriques nécessaires pour aborder la Première Guerre mondiale. La question la plus débattue aujourd’hui est toutefois la suivante : cette analyse est-elle toujours d’actualité ? et quel est l’intérêt d’aborder ce sujet ?
La bourgeoisie aime prétendre que l’impérialisme est un concept poussiéreux et dépassé, et rejette la théorie de l’impérialisme de Lénine comme étant obsolète et erronée. Cependant, l’impérialisme connaît un regain d’intérêt en tant que terme moral de lutte utilisé par ceux qui se définissent comme étant « de gauche », contre la politique agressive des principaux États impérialistes, ainsi qu’en tant qu’insulte à l’encontre des concurrents impérialistes de leur propre bourgeoisie nationale. Le quotidien Die Welt du 23 septembre 2022 a publié un article intitulé « Comment Scholz a repris un cri de guerre de Lénine ». Commentant ainsi le discours de l’ancien chancelier à l’ONU : « Il oppose désormais le concept léniniste à la mobilisation de Poutine : 'C’est de l’impérialisme pur et simple ! ' » (1)