Dans nos articles, tracts et interventions orales consacrés au énième massacre perpétré depuis des mois dans la bande de Gaza par l’État israélien, nous avons toujours insisté pour utiliser le terme « prolétariat » au lieu de « peuple » : prolétariat palestinien, ou prolétariat arabe, ou prolétariat du Moyen-Orient. Il ne s’agit pas d’une bizarrerie linguistique : le terme «peuple» fait référence à toutes les classes, c’est un terme interclassiste qui implique une vision nationale, tandis que notre perspective, celle dans laquelle et pour laquelle nous avons toujours travaillé en tant que communistes, est une perspective qui, en particulier dans la phase impérialiste, n'est centré que sur une seule classe, le prolétariat, et ne s’identifie donc pas au «peuple», à la «nation», à la «patrie», à l’«État bourgeois». Au contraire, il les combat tous et, ce faisant (seulement ce faisant !), il prépare notre classe à sa révolution.
Le théâtre parisien de la Gaîté Lyrique, occupé depuis plusieurs mois par un groupe important (400?) de prolétaires sans logement, en grande majorité africains, à la lutte desquels nous participons depuis le début, a été évacué ce matin à l’aube manu militari par la police. Il y a eu des heurts et des arrestations. Nous reviendrons sur ce énième épisode de féroce et odieuse répression anti-prolétarienne, qui illustre de façon toujours plus évidente et concrète notre mot d’ordre : « L’ennemi est dans notre pays. Il s’appelle État bourgeois, il s’appelle classe dominante ». Solidarité immédiate et totale avec les prolétaires arrêtés et les sans logement, victimes d’un mode de production toujours plus sauvage et criminel. La lutte continuera et pourra devenir toujours plus efficace, quand elle parviendra à rassembler toujours plus de prolétaires.
18 mars 2025