CE QUI DISTINGUE NOTRE PARTI: La ligne qui va de Marx à Lénin, à la fondation de l'Internationale Communiste et du Parti Communiste d'Italie (Livorno, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l?Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" e la contre-révolution stalinienne, et au refus des froints populaires et des blcs partisans et nationaux; la dure uvre de restauration de la doctrine et de l'organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, en dehors de la politique personnelle et électoraliste.


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Gaza : le génocide a beaucoup de visages

Le génocide perpétré par l’Etat d’Israël contre les prolétaires de la Bande de Gaza et alentours (et nous laissons de côté pour l’instant les « expéditions » des « colons » israéliens soutenus par leur armée en Cisjordanie) n’a pas fait « seulement » 60 mille ou, selon certaines données indépendantes, 100 mille morts. Combien y aura-t-il de morts futurs, causés par les conséquences de blessures invalidantes, par l’impossibilité de survivre sans bras ou sans jambes, de recevoir des soins adéquats pour des pathologies préexistantes ou qui se sont développées dans tous ces mois de massacre incessant, ou bien sont destinées à se présenter prochainement, avec des structures hospitalières décimées ? Ou encore, bien plus cruellement, simplement du fait de la faim, de la dénutrition ?

Le génocide a beaucoup de visages. Les ravages physiques, matériels, qui se sont abattus depuis le ciel, la terre et la mer, sur des villes, des villages et des campagnes, rendent et rendront toujours plus invivable la quasi-totalité de la région : comment pourra-t-on survivre parmi les squelettes chancelants des rares maisons restées debout, le long de rues effacées par les bombardements, entre des citernes et des aqueducs taris et inutilisables, des réseaux d’égouts ruinés, des centrales électriques explosées, sur des terrains rendus inhabitables par les mines antipersonnel, les projectiles radioactifs, l’empoisonnement du sol et du sous-sol ?

Encore. Un article publié dans Le Monde du 25/6 nous apprend que « plus de 95% des terres agricoles » ont été endommagées ou détruites : il n’existe plus de concombres, de pastèques, de melons, de pommes de terre, de fraises – c’est-à-dire les 10% de l’économie (principalement de subsistance) encore permis par l’impitoyable persécution israélienne. Plus de 500 mille Palestiniens - dit l’article - vivaient uniquement de la production agricole, de l’élevage et de la pêche. En avril (2025) seulement 4,6% de la surface totale des terres agricoles (688 hectares) étaient encore cultivables et accessibles selon une analyse de l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, et le Centre satellitaire de l’ONU (Unosat), publié le 26 mai ». L’analyse précise que ce niveau de destruction « n’implique pas seulement une perte d’infrastructures : c’est l’écroulement du système agro-alimentaire et de la possibilité de vivre à Gaza. Les terres cultivées, les serres, les puits ont été détruits,  et par voie de conséquence la production alimentaire locale s’est arrêtée ».

De plus, près de 95% du gros bétail et plus de la moitié des troupeaux de moutons et de chèvres ont été anéantis, et seule une petite minorité de pêcheurs réussit encore à sortir en  mer, avec de petites barques à rames et en restant le plus près possible de la rive, par peur d’être interceptés et frappés par les drones ou mitraillés à mort par la marine militaire israélienne (comme cela est arrivé récemment à plus de 210 d’entre eux) : la côte de Gaza est en effet considérée  par l’armée israélienne une « zone de combat ». Dès 2002, toujours selon Le Monde, la zone de pêche était passée de 20 miles marins à 6 : « Le long de la côte de Gaza, les pêcheurs se concentraient en cinq lieux : le plus au sud, à Rafah, a été totalement rasé en même temps que la ville. Dans l’extrême nord de la Bande, il ne reste plus ni barques ni infrastructures ». Dans la ville de Gaza, où travaillait une bonne moitié des pêcheurs, et où se trouvaient au moins les deux tiers des embarcations, selon un témoignage confié au journal, dès le 4ème jour de la guerre, les forces d’occupation ont bombardé le port avec leurs F-16, en le coupant en deux et  en creusant un cratère d’environ vingt mètres : bateaux, conserveries, marché au poisson, tout est dévasté, et depuis longtemps les élevages de poissons s’avèrent inutilisables. Bref il s’agit d’empêcher les pêcheurs d’assurer les besoins alimentaires des habitants de la Bande.

Même en admettant que l’on puisse arriver, un jour ou l’autre, à une trêve (une trêve qui cependant, il faut bien l’avoir  à l’esprit , pourra n’être que provisoire), quelle reconstruction pourra bien être possible à Gaza et alentours, subordonnée comme elle le sera avant tout aux sanguinaires appétits de tous les impérialismes, proches ou lointains? Combien de dizaines d’années seront-elles nécessaires pour rendre à ce lieu ensanglanté un semblant de vie ?

Entre temps, d’autres milliers de prolétaires palestiniens seront morts et de ceux qui auront survécu péniblement, des milliers auront cherché refuge ailleurs (mais où ?). Dans cet ailleurs incertain, ils devront de toute façon rencontrer leurs frères de classe, le prolétariat international, et, embrassés à celui-ci, se rappeler et venger leurs morts en reprenant la voie de la guerre de classe (classe contre classe, et non Etat contre Etat ou Patrie contre Patrie !), en combattant ce monstrueux ennemi de toujours qu’est le capitalisme, rendu encore plus sauvage et assoiffé de sang par sa phase impérialiste.

                                                                                                                                  Juillet 2025

INTERNATIONAL COMMUNIST PARTY PRESS
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