CE QUI DISTINGUE NOTRE PARTI: La ligne qui va de Marx à Lénin, à la fondation de l'Internationale Communiste et du Parti Communiste d'Italie (Livorno, 1921), à la lutte de la Gauche Communiste contre la dégénerescence de l?Internationale, contre la théorie du "socialisme dans un seul pays" e la contre-révolution stalinienne, et au refus des froints populaires et des blcs partisans et nationaux; la dure uvre de restauration de la doctrine et de l'organe révolutionnaires au contact de la classe ouvrière, en dehors de la politique personnelle et électoraliste.


Featured

Contre la férocité impérialiste, il faut se battre pour le communisme

La férocité avec laquelle l’Etat d’Israel  mène, depuis plus de 70 ans, et avec une violence  toujours plus meurtrière,  ses opérations militaires au Moyen Orient, est  la férocité propre à l’impérialisme. Nous n’avons pas besoin de chercher d’autres définitions : nettoyage ethnique? génocide? extermination de masse programmée ? destruction généralisée ?  terrorisme d’Etat ? terre brûlée ? Oui, c’est tout cela, mais ce ne l’est qu’en tant  qu’expression de l’impérialisme, phase suprême du capitalisme et sa superstructure politique, militaire et financière. Pour comprendre la continuité de cette férocité, il  ne sert à rien (et il ne nous a jamais servi à rien)   de donner les noms des « responsables » passés et présents : Nétanyaou, Poutine, Assad, Komeiny, Kim Il Sung, Bush, Mussolini, Truman, Reagan, Thatcher, etc etc.: ce sont de grands, moyens ou tout petits personnages, qui se croient (ou , pire, que l’on croit) responsables ou acteurs  de l’histoire: « des hommes et des femmes du destin », selon la facile rhétorique de l’idéologie dominante...

La galerie des « coupables » individuels est infinie, mais il ne s’agit que de misérables pantins, destinés à interpréter et à mettre en pratique, bien ou mal, en réussissant plus ou moins ou en échouant misérablement, les  mettre exigences suprêmes de l’économie capitaliste et du contrôle social -   férocité comprise.  Ce sont toujours et de toute façon les lois du capital qui tirent les ficelles : la recherche impersonnelle du profit à tout prix, avec tout ce qui en découle.

Nous disons « continuité », parce que cette férocité a traversé tout un siècle. Le phosgène  et l’hypérite ont fauché des milliers de victimes dans les tranchées de la première Guerre Mondiale, sans compter les dévastations et les massacres de civils un peu partout en Europe, dans les trente premières années du siècle; plus récemment, l’armée italienne a été responsable  du massacre des populations érithréennes, libyennes et éthiopiennes, bombardées, gazées, fusillées, pendues (on disait à l’époque « livraguées », d’après le nom du tristement célèbre lieutenant Livraghi, qui dès la fin du XIXème siècle, avait  accompli là-bas des boucheries; en avril 1937 la Légion Condor allemande et l’Aviation Légionnaire italienne attaquèrent par le fer et par le feu la ville basque de Guernica;  de  décembre1937 à janvier 1938, l’armée impériale japonaise qui occupait Nankin fit quelque chose comme trois cent mille morts  dans cette ville alors capitale de la République de Chine; en novembre 1940 l’aviation nazie rasa complètement  la ville anglaise de Coventry (c’est depuis que pour des délices semblables on a parlé de « coventrisation »). En février 1945 la Grande-Bretagne et  les Etats-Unis ont fait de même avec la ville allemande de Dresde; le fameux napalm a été « expérimenté » par les Alliés dès septembre 1943, et par la suite avec l’Opération Pancake et dans les environs de Bologne, puis sur Berlin, et durant l’offensive des Ardennes, ou dans le siège de Saint-Malo ou surtout dans les bombardements, toujours oubliés, de Tokyo, qui firent des centaines de milliers de morts entre 1942 et 1945, juste avant les bien plus fameuses et terrifiantes bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki; toujours le napalm a été déversé en tapis en 1962-1965 sur le Vietnam, par l’armée US, en même temps que l’Agent Orange, à base de dioxine ; l’armée française, qui s’était déjà illustrée, en novembre 1946, dans le « massacre de Haiphong » au cours de la Guerre d’Indochine, a bombardé à de nombreuses reprises les villes et les villages algériens de 1954 à 1962, tandis que les forces terrestres utilisaient uniformément les coups de filet, les fusillades, la terreur et la torture contre les militants du Front de Libération Nationale et les populations civiles; plus récemment, le  phosphore blanc a été « distribué uniformément» par l’armée US en Irak et par l’armée israélienne au Liban. Sans parler des massacres répétés de minorités ethniques, religieuses, sociales qui ont partout  accompagné tout le siècle dernier et continuent à faire nos délices dans celui-ci. Et maintenant élargirons-nous notre regard à l’extrême Orient, à l’Afrique à peine sortie de la colonisation et qui a été précipitée dans d’autres cercles infernaux typiquement impérialistes, ou à l’Amérique Latine des coups d’Etat,  aux stades qui débordaient de gens destinés à la mort, de « desaparecidos», ou à d’autres moments de l’histoire sanglante de l’impérialisme ? Point n’est besoin. Et qu’on ne se mette pas à raconter qu’il s’agit de la « férocité de la nature humaine » ou du « Mal Absolu », abstractions macabres qui servent à cacher la réalité!

Tandis que les B52 déversaient leurs engins meurtriers sur la population vietnamienne, le général US plusieurs fois décoré Curtis LeMay (le même qui avait autorisé à déclencher les bombes atomiques sur le Japon) déclarait que les Etats-Unis étaient au Vietnam pour le ramener «à l’âge de la pierre » ; à la fin de 2024, Yoav Gallant,  Ministre de la Défense israélien de l’époque,  proclamait qu’il voulait « ramener le Liban à l’âge de la pierre ». Quand nous parlions de continuité !...

A la continuité de la férocité impérialiste nous opposons donc la continuité de la lutte organisée, théorique et pratique, pour le communisme : et nous soulignons LA LUTTE, car c’est bien de cela qu’il s’agit, et non d’appels à telle ou telle institution, à tel ou tel Etat, d’appels humanitaires au bon cœur, ou de désirs pacifistes, de frissons de révolte individuelle, de déclarations papales sur le bien et le mal, de prises de position épisodiques, de recherches de raccourcis en tout genre. La reprise de la lutte de classe ouverte, contre le capitalisme sous toutes ses formes politiques, pour atteindre finalement un mode de production supérieur, le communisme , est l’unique voie pour faire taire les armes une fois pour toutes et pour arrêter le fleuve de sang prolétarien qui continue à être versé, jour après jour, mois après mois, année après année, dans la course famélique au profit, dans la compétition impitoyable entre les capitalismes nationaux, dans le contrôle des sources d’énergie, dans l’exploitation, dans la rapacité, dans la désertification d’aires entières de la planète, dans la destruction de villes et de campagnes, qui sont les caractéristiques physiologiques de l’impérialisme, phase suprême du capitalisme. Cette reprise sera le fruit de déterminations matérielles : mais elle devra rencontrer, sur son propre chemin cahotique et jamais linéaire, le parti révolutionnaire.                                                                                                            June 2025

INTERNATIONAL COMMUNIST PARTY PRESS
We use cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site web. Certains d’entre eux sont essentiels au fonctionnement du site et d’autres nous aident à améliorer ce site et l’expérience utilisateur (cookies traceurs). Vous pouvez décider vous-même si vous autorisez ou non ces cookies. Merci de noter que, si vous les rejetez, vous risquez de ne pas pouvoir utiliser l’ensemble des fonctionnalités du site.